La société Tesalys, qui commercialise des machines traitant les déchets infectieux dans les hôpitaux et laboratoires, a lancé une ligne d’assemblage à Saint-Jean près de Toulouse pour relocaliser sa production.
Après avoir réalisé une levée de fonds de 6 millions d’euros au début de l’année, Tesalys vient d’acquérir un site de 1500 m2 qui accueille, à proximité de son siège à Saint-Jean, une ligne d’assemblage. « Nous avons décidé de relocaliser en France la production de machines fabriquées jusque là en Allemagne, afin d’avoir un meilleur contrôle de la qualité et pour opérer des gains de marge », détaille Miquel Lozano, le PDG de Tesalys.
Sur cette chaîne, qui peut sortir une centaine de machines par an, seront finalisés deux modèles de la gamme Steriplus et Sterishred, des outils vendus entre 50.000 et 300.000 euros l’unité.
Les machines vendues par Tesalys permettent de traiter les déchets infectieux dans les hôpitaux ou laboratoires d’analyses (des pansements ou des seringues par exemple). L’avantage concurrentiel de la société toulousaine est de proposer des outils pas plus grands qu’une imprimante, qui s’installent directement dans les locaux, au plus près des producteurs de déchets. Une praticité importante, alors qu’une grande partie de la concurrence propose des usages industriels, avec du matériel situé dans des hagards ou locaux à poubelle.
Développement prévu en Europe
« Ce positionnement nous permet d’envisager une forte croissance avec un objectif de 25 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici 2025 contre 5 millions actuellement », projette Mikel Lozano. Des projets de conquête du marché américain et canadien devraient permettre d’atteindre cet objectif.
« Jusqu’à maintenant, nous étions très présents dans les pays en développement comme le Sud-est asiatique, et l’Amérique du sud car dans les besoins y étaient très forts. Sans équipement, les déchets infectieux sont mélangés aux déchets ménagers, provoquant des maladies et épidémies », poursuit le dirigeant. « Désormais, nous souhaitons aussi nous positionner sur des pays où le marché est plus mature, comme l’Europe et l’Amérique du nord ».
Tésalys a également tissé des partenariats importants avec des gouvernements pour équiper de façon massive des pays d’Afrique, ou avec des ONG comme Médecin sans frontière ou l’OMS, l’Organisation mondiale de la santé. « Dans le cadre de la reconstruction de l’Irak, nous avons déjà fourni soixante-dix centres de santé, à la demande du gouvernement », cite en exemple le PDG.
Avec une vingtaine de salariés, l’entreprise qui réalise 95 % de son chiffre d’affaires à l’export, embauchera d’ici quelques mois des commerciaux pour l’Amérique du Sud et l’Asie du Sud est.
Sur la photo : un des appareils commercialisés par Tesalys. Crédits : Tesalys – DR.
Source : Touleco 10/10/2019, Sophie Arutunian